Les principes de base de l'agriculture biologique

L'agriculture s'est intensifiée ces dernières décennies face à des besoins toujours grandissants. Or les moyens de production mis en œuvre et l'élaboration de nouvelles technologies ont répondu à des besoins pressants sans prendre en compte les répercutions que cela pouvait avoir sur l'environnement. Nous savons à présent que l'agriculture intensive grande consommatrice d'engrais, pesticides, désherbants et d'eau entraîne une pollution de l'eau, de l'air, du sol et a des répercussions sur notre santé.

Les fondements de l'agriculture biologique peuvent se résumer par cette double phrase : « le sol est un milieu vivant, il faut nourrir le sol pour nourrir la plante ». Ainsi l'agriculture biologique s'articule autour de quatre axes.

Préserver la qualité de l'eau :

  • En interdisant l'usage de produits chimiques de synthèse (pesticides, engrais…).

Maintenir et améliorer la fertilité des sols :

  • En préservant, renouvelant et augmentant la teneur en humus des sols pour lutter contre la destruction des sols, leur érosion et leur lessivage.

Réduire les risques de pollution :

  • En réduisant les nitrates car les apports d'azote sont limités et sous forme organique.
  • En favorisant une agriculture qui produise plus d'énergie qu'elle n'en consomme et en évitant le gaspillage des énergies fossiles non renouvelables.
  • En développant une agriculture qui ne pollue pas la biosphère, directement ou indirectement.

Respecter et favoriser la biodiversité :

  • En utilisant les variétés végétales les plus adaptées au complexe « climat-sol-saisons ».
  • En utilisant exclusivement les ressources biologiques (fonctionnement des êtres vivants) et écologiques (interactions des êtres vivants avec leur milieu) pour résoudre les problèmes de parasitisme.